
Une vive tension monte dans le territoire de Watsa, où plusieurs ressortissants étrangers dénoncent une série de restrictions qui, selon eux, violent leurs droits fondamentaux à la libre circulation. Malgré la détention de documents officiels réguliers, ils affirment être empêchés de se déplacer librement depuis qu’une instruction du Directeur provincial de la Direction Générale de Migration (DGM) à Isiro a ordonné le retrait systématique de leurs passeports au poste de péage de Boh, suivie de leur transfert vers Isiro.
Depuis cette décision, le quotidien de ces expatriés est devenu un véritable chemin de croix. À chaque tentative de déplacement, ils sont contrôlés et sommés de présenter leurs passeports – pourtant retenus par les services de migration. Plusieurs affirment être « traqués » aux différents points de contrôle, une situation qu’ils jugent à la fois humiliante et injustifiée.
« Même pour aller se faire soigner à Aru, c’est devenu une mission impossible », confie l’un d’eux sous anonymat. Certains étrangers en besoin urgent de soins médicaux se retrouvent dans l’incapacité de voyager, faute de documents en leur possession. Une situation qualifiée par certains observateurs de « risque humanitaire silencieux ».
Face à cette situation préoccupante, les étrangers concernés réclament le retour au respect strict des lois en vigueur et appellent le Directeur provincial de la DGM à faire preuve d’intelligence, de discernement et de professionnalisme pour éviter une escalade du climat de tension.
Deux leaders d’opinion locaux, Jean-Marie Opi Likongo et Didier Angalo, sont sortis du silence pour dénoncer, eux aussi, la manière dont ces mesures sont appliquées. Dans leur déclaration, ils interpellent la DGM et exigent l’implication urgente du gouvernement provincial ainsi que du ministre des Affaires étrangères, estimant que ce dossier dépasse désormais le cadre administratif.
« Les étrangers ont droit à la dignité, à la sécurité et à la libre circulation. Ce qui se passe aujourd’hui à Watsa n’est pas conforme aux standards d’un État de droit », affirment-ils, appelant les autorités à rectifier rapidement le tir.
Alors que la polémique enfle, la population locale observe la situation avec une inquiétude croissante, craignant que ces tensions administratives n’affectent la stabilité sociale et économique du territoire. Beaucoup espèrent un apaisement rapide et une solution respectueuse des droits humains, afin que Watsa retrouve sa sérénité habituelle.
Rédaction
