
Plus de 15 000 personnes déplacées vivent dans une précarité alarmante à Oïcha, dans le territoire de Beni. Face à l’ampleur des besoins, le maire Kambale Siluhwere Faustin appelle à un renforcement urgent de l’assistance humanitaire.
L’alerte a été lancée ce dimanche 20 septembre, au terme d’un entretien entre l’autorité urbaine et la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale, Ève Bazaiba Masudi, en mission officielle à Beni.
Répartis dans une dizaine de sites de fortune à travers Oïcha, ces déplacés manquent notamment de nourriture, d’abris décents et de biens essentiels.
Le maire a plaidé pour une intervention gouvernementale plus conséquente afin de répondre à une situation humanitaire qu’il juge particulièrement préoccupante.
Selon l’autorité urbaine, la ministre d’État a pris l’engagement de porter cette situation à l’attention des autorités nationales. Ève Bazaiba a, pour sa part, réaffirmé la détermination du gouvernement à assister les populations affectées par les conflits et les déplacements forcés.
La majorité de ces familles ont fui les violences enregistrées dans plusieurs villages du secteur de Beni-Mbau, notamment Mamove, Mantumbi et Beu-Manyama, ainsi que dans certaines localités du territoire de Mambasa.
Pour le maire de la ville d’Oïcha, l’urgence consiste désormais à transformer les engagements en interventions concrètes, capables de soulager durablement les familles déplacées.
Au-delà des chiffres, la situation d’Oïcha met en lumière la pression croissante exercée par les déplacements forcés sur les communautés d’accueil. Sans une réponse rapide, coordonnée et proportionnelle aux besoins, l’urgence humanitaire risque de se prolonger et d’aggraver davantage la vulnérabilité de milliers de familles.
Moïse MADUSU
