
La rentrée scolaire 2026-2027 s’annonce incertaine dans la cité d’Avokala, située à environ 13 kilomètres au nord-est de Durba, dans le territoire de Watsa. La précarité économique des ménages, combinée à l’insuffisance des infrastructures scolaires, inquiète les habitants.
Principalement dépendants de l’agriculture, plusieurs parents peinent à mobiliser les moyens nécessaires pour couvrir les frais liés à la scolarisation de leurs enfants. Interrogés ce jeudi 27 Août par laclocherdc.net, ils appellent les autorités à intervenir pour éviter que la situation économique ne compromette l’accès des enfants à l’éducation.
« Nous avons des difficultés à réunir les moyens pour envoyer nos enfants à l’école. Nous demandons aux autorités de penser à nous, car nos enfants ont aussi droit à une bonne éducation », témoigne un parent rencontré dans la cité.
À cette précarité s’ajoute le déficit d’établissements scolaires. Avokala ne compte actuellement que deux écoles, avec des effectifs qui peuvent dépasser 85 élèves dans une même classe, selon des sources locales. Une situation qui risque de compliquer davantage l’encadrement pédagogique.
« Deux écoles ne suffisent pas pour toute la population. Quand une classe dépasse 85 élèves, l’enseignant ne peut pas suivre correctement chaque enfant », déplore un autre habitant.
Les habitants demandent ainsi aux élus nationaux et provinciaux de porter la situation d’Avokala auprès des institutions compétentes, afin d’obtenir des réponses concrètes aux défis éducatifs de cette partie du territoire de Watsa.
Au-delà de la seule rentrée scolaire, la situation d’Avokala met en lumière la nécessité d’un investissement durable dans les infrastructures éducatives et l’accompagnement des communautés rurales. Dans une zone marquée par l’activité minière, l’accès équitable aux services sociaux de base demeure un enjeu essentiel du développement local.
Gloire Vyavu
