
À peine un mois après la défense de son mémoire de Master, Richard Mukama Kaponirwe signe une nouvelle publication scientifique consacrée à la communication institutionnelle dans le secteur minier en République démocratique du Congo. Une entrée rapide dans la recherche qui prolonge ses travaux universitaires et affirme progressivement son orientation scientifique.
Publié dans le troisième numéro de la revue scientifique Interactions transversales (2026), son article, intitulé « Communication institutionnelle, confiance et acceptabilité sociale dans le secteur minier : le cas de Kibali Gold Mines dans le Haut-Uélé (RDC) », examine le rôle de la communication dans les relations entre une entreprise minière et ses différentes parties prenantes.
L’étude s’appuie sur les réponses de 80 enquêtés et analyse plusieurs dimensions de la communication institutionnelle, notamment la circulation de l’information, la transparence, le dialogue et la participation communautaire. Les résultats font apparaître une perception globalement favorable de la communication de l’entreprise, tout en relevant des défis persistants dans la construction d’une relation durable avec les communautés.
Cette publication prolonge la réflexion amorcée par Kaponirwe dans son travail de Master. Elle élargit toutefois son champ d’analyse à un secteur où les enjeux de communication, de gouvernance et d’acceptabilité sociale sont particulièrement importants.
Pour le jeune chercheur, la communication stratégique dépasse ainsi la seule logique de visibilité institutionnelle. Elle devient un levier de confiance, de dialogue et de gouvernance, capable d’influencer la qualité des relations entre organisations et communautés.
Cette perspective se résume dans une formule centrale de son étude : « L’or peut être extrait du sous-sol, mais la confiance ne peut être extraite nulle part ». Une manière de rappeler que, dans les environnements marqués par de forts enjeux économiques et sociaux, la performance d’une organisation ne se mesure pas uniquement à ses résultats matériels.
Un mois après le Master, cette publication marque donc moins une rupture qu’une continuité : celle d’un parcours universitaire qui commence à transformer les acquis académiques en production scientifique.
La rédaction
