
Après plus de trois mois sans rémunération, les membres du cabinet du gouverneur du Haut-Uélé ont finalement été payés. Selon plusieurs sources internes, certains collaborateurs auraient même bénéficié d’une augmentation soudaine de leur salaire.
Une évolution qui intervient quelques jours seulement après l’introduction d’une motion de défiance visant le gouverneur Jean Bakomito, relançant le débat sur l’impact réel de cette procédure parlementaire.
Trois mois de retard… puis un décaissement immédiat
D’après les informations recueillies, les arriérés concernaient l’ensemble des membres du cabinet du gouverneur. Aucun paiement n’avait été effectué depuis plusieurs mois, malgré des plaintes répétées et une situation financière devenue préoccupante pour plusieurs agents.
Le déblocage intervient donc dans un contexte de fortes tensions politiques entre l’Assemblée provinciale et l’exécutif, notamment depuis le dépôt d’une motion de défiance reprochant au gouverneur une gestion jugée opaque et irrégulière.
Des augmentations qui interrogent
Des sources proches du cabinet affirment que certains membres auraient reçu un salaire supérieur à celui perçu auparavant.
Ces ajustements, intervenus de manière soudaine, alimentent les interrogations : s’agit-il d’une mesure budgétaire planifiée depuis longtemps, ou d’un geste destiné à calmer les critiques internes alors que la pression politique s’accentue ?
Aucune communication officielle n’a, pour l’instant, été faite pour expliquer ces augmentations.
La motion de défiance comme déclencheur ?
Pour plusieurs observateurs politiques du Haut-Uélé, le timing ne serait pas anodin.
Le paiement rapide des arriérés, immédiatement après la motion, laisse penser que cette initiative parlementaire aurait mis l’exécutif provincial sous pression.
Selon certains députés, ce paiement tardif montrerait que les fonds existaient mais n’avaient pas été débloqués, ce qui relance le débat sur la gestion administrative et financière du gouvernement provincial.
La suspension de la plénière par le gouvernement central, qui devait examiner la motion, a encore exacerbé les tensions et provoqué de vives réactions de la société civile.
Un climat politique toujours tendu
Si le paiement des membres du cabinet est accueilli comme un soulagement pour les bénéficiaires, il n’apaise pas totalement la crise institutionnelle qui persiste dans la province.
Entre motion de défiance, accusations d’ingérence, suspension de la plénière et contestation citoyenne, le débat sur la gouvernance financière et la transparence reste entièrement ouvert.
La question demeure :
la motion de défiance a-t-elle joué un rôle déterminant dans ce déblocage salarial soudain ?
Les prochains jours devraient permettre d’y voir plus clair.
Rédaction

Très honteux pour la province