
Le village Concasseur, situé dans le groupement Bugutali, chefferie Mariminza, territoire de Watsa, a été attaqué par des hommes armés dans la nuit de lundi à mardi 22 Septembre 2026 vers 1 heure du matin.
L’incursion a fait plusieurs blessés et causé d’importants dégâts matériels, selon des informations recueillies auprès de sources locales.
Les assaillants auraient emporté plusieurs sommes d’argent après avoir fait usage de leurs armes. Plusieurs crépitements de balles ont été entendus durant l’attaque, plongeant la population dans la panique.
Des habitations appartenant au pasteur de l’Église Bima ont notamment été incendiées et réduites en cendres.Plusieurs personnes ont été blessées au cours de l’incursion. Aucune perte en vie humaine n’a toutefois été signalée jusqu’au moment de la rédaction.
Une attaque qui interroge le dispositif sécuritaire
Cette nouvelle attaque suscite des interrogations sur le dispositif de sécurisation du village. Selon des sources locales, Concasseur se trouve à quelques mètres seulement d’une position des FADC, tandis que des éléments de la police et des forces armées sont également déployés dans la zone pour assurer la sécurité du camp des Chinois.
Les mêmes sources affirment qu’un dispositif de perception de 1 000 francs congolais par motocycliste de passage serait appliqué au niveau de la position des FADC. Cette information, qui reste à vérifier auprès des responsables concernés, soulève des questions sur les conditions de circulation et de sécurisation de cette zone.
Cette attaque intervient dans un contexte où le territoire de Watsa fait déjà face à des préoccupations liées à la recrudescence du banditisme armé. En juillet dernier, la société civile locale avait déjà alerté sur la multiplication des incursions nocturnes et appelé au renforcement de la présence sécuritaire dans les zones habitées.
La protection des civils au cœur des préoccupations
Au-delà des pertes matérielles et des blessés, l’incident de Concasseur relance la question de l’efficacité du dispositif sécuritaire autour des villages et des zones à forte activité économique.L’urgence demeure désormais de sécuriser la population, d’établir les circonstances exactes de cette attaque et d’identifier ses auteurs, afin d’éviter que les populations civiles ne restent exposées malgré la présence annoncée de plusieurs dispositifs de sécurité dans la zone.
Gloire Vyavu
