
Le député national élu du territoire de Watsa, Dr Jean-Marc Mambidi Koloboro, a plaidé, mercredi 15 juillet 2026, pour un renforcement urgent de la riposte contre la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo.Son intervention est intervenue à l’Assemblée nationale à l’issue de la présentation du ministre de la Santé publique sur l’évolution de la situation épidémiologique dans le pays.
Prenant la parole devant la représentation nationale, le député a reconnu les efforts déjà consentis par le Gouvernement dans la lutte contre l’épidémie.
Il a toutefois estimé que plusieurs contraintes continuent d’affaiblir l’efficacité des interventions sur le terrain.
Il a notamment pointé les retards de paiement du personnel de riposte, les mouvements de grève enregistrés dans certaines structures sanitaires ainsi que l’insuffisance des équipements de protection individuelle mis à la disposition des agents de santé, malgré les ressources importantes mobilisées.
Le parlementaire a également insisté sur la nécessité d’accroître les moyens opérationnels de la riposte, tout en appelant les partenaires techniques et financiers à renforcer leur accompagnement. Selon lui, « le suivi rigoureux des personnes ayant été en contact avec les malades demeure l’un des leviers essentiels pour interrompre la transmission du virus. », a-t-il fait savoir
Au cours de cette séance, le ministre de la Santé a indiqué que l’épidémie a déjà enregistré plus de 2 000 cas et 740 décès.Cinq provinces restent particulièrement affectées : le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, le Haut-Uélé et la Tshopo, où les autorités poursuivent les opérations de surveillance, de vaccination et de prise en charge des malades.
En sa qualité de médecin et représentant d’un territoire directement concerné par cette crise sanitaire, le Dr Jean-Marc Mambidi Koloboro a enfin appelé les populations à demeurer vigilantes et à respecter scrupuleusement les mesures de prévention afin de limiter la propagation du virus.
L’intervention du député de Watsa remet en lumière une réalité largement reconnue dans les crises sanitaires : la disponibilité des financements ne garantit pas, à elle seule, l’efficacité de la riposte.Une coordination renforcée, des ressources humaines motivées, des équipements adéquats et un suivi rigoureux des contacts demeurent les piliers indispensables pour contenir durablement Ebola et protéger les populations des provinces exposées.
Gloire Vyavu
