
La panique observée ces derniers jours à Mambasa-centre n’est pas liée à une présence des rebelles ADF, contrairement aux rumeurs. L’administrateur du territoire, le commissaire supérieur Muyapandi Matadi Jean-Baptiste, a clarifié la situation ce mercredi devant la presse locale : les détonations entendues dans la nuit du dimanche au lundi 6 avril provenaient de deux obus ratés des FARDC lors d’une riposte contre une incursion ennemie.
Selon l’autorité territoriale, aucun élément ADF n’est signalé ni au centre de Mambasa ni au quartier Darsalama. La frayeur signalée au quartier Afrique du Sud découle plutôt d’un mouvement de foule incontrôlé : des habitants, surpris par la pluie au retour d’un enterrement, ont couru en désordre, alimentant les rumeurs d’une attaque.
Face à cette situation, l’administrateur a pris une mesure ferme : l’interdiction des patrouilles nocturnes organisées par des jeunes en parallèle avec celles des forces de sécurité. Objectif : éviter toute confusion entre civils et éléments ennemis. Il a également mis en garde les conducteurs de motos-taxis contre tout comportement susceptible de troubler l’ordre public, précisant que la police a été instruite pour sévir.
De son côté, le chef de la chefferie de Mambasa, Asumani Taelo Tito, a appelé la population au calme, insistant sur l’absence de toute menace immédiate. Il a exhorté les jeunes à laisser les opérations de sécurisation à la Police nationale congolaise et aux FARDC, tout en déconseillant les déplacements massifs de population qui pourraient favoriser les actes de pillage.
Dans un contexte sécuritaire fragile en Ituri, cette mise au point souligne l’importance d’une communication officielle rapide et d’une discipline collective, afin de contenir les rumeurs, éviter les mouvements de panique et renforcer l’efficacité des dispositifs de sécurité.
MOISE MUSANZALIRE
