
Le Comité local de développement élargi (CLDE) Watsa-Faradje, en collaboration avec un panel d’experts en droit minier, renforce les capacités des membres du Comité local de développement (CLD) Mangbutu en prélude au deuxième quinquennat du cahier des charges avec Kibali Gold Mine (KGM). L’atelier de capacitation, organisé durant trois jours, s’est clôturé ce mercredi 4 novembre à Dubele, dans le territoire de Watsa.
Animée par le magistrat Albert Collette Bule, expert en droit minier, cette formation a porté essentiellement sur la planification du développement local, les mécanismes de négociation, ainsi que le financement, la gestion et le suivi des projets communautaires dans les zones impactées par les activités minières.
Revenant sur les difficultés enregistrées au cours du premier quinquennat, le formateur a insisté sur la nécessité de tirer les leçons du passé afin d’améliorer la conception et l’exécution des projets durant les cinq prochaines années. Selon lui, les connaissances acquises permettront aux acteurs locaux de mieux élaborer leurs projets et d’en assurer un suivi conforme aux exigences réglementaires.
Pour le président du CLDE Watsa-Faradje, maître Sixte Tandema, cette initiative constitue une étape importante dans la préparation du deuxième quinquennat. Il a exhorté les participants à capitaliser les enseignements reçus pour impulser un développement communautaire plus efficace dans le secteur Mangbutu.
Une cinquantaine de participants, composés notamment des membres du CLD Mangbutu et du Comité local de suivi (CLS), ont pris part à ces assises. Ils ont salué cette initiative et exprimé leur volonté d’accorder une attention particulière aux projets générateurs de revenus, susceptibles de renforcer l’autonomie économique des communautés locales.
À la clôture des travaux, l’ATA chargé de l’Économie et des Finances, Pascal Moroba Tanzimaro, a estimé que cette formation arrive à point nommé pour prévenir la répétition des erreurs du premier quinquennat. Il s’est montré optimiste quant aux bases désormais posées pour une meilleure conduite du prochain cycle.
Les participants ont également été sensibilisés à la distinction entre le cahier des charges, les redevances minières et la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires de KGM, trois mécanismes distincts qui contribuent au financement du développement des communautés.
Au-delà de cette formation, le défi majeur sera de transformer les connaissances acquises en engagements concrets et en réalisations palpables. La crédibilité du deuxième quinquennat du cahier des charges avec KGM se mesurera moins aux projets annoncés qu’à leur exécution effective, à la transparence de leur gestion et aux bénéfices directs qu’en tireront les populations du secteur Mangbutu.
Gloire Vyavu, depuis Durba.
