
Le cardinal Fridolin Ambongo Besungu a fermement dénoncé les conditions de vie des milliers de déplacés internes en Ituri, qu’il qualifie de « déshumanisantes ».
En visite lundi sur les sites de Kigonze et de l’Institut supérieur pédagogique (ISP) à Bunia, le prélat a appelé le gouvernement congolais et la communauté internationale à assumer pleinement leurs responsabilités pour mettre fin à cette situation alarmante.
Face à une population déplacée estimée à environ 30 000 personnes sur ces deux sites, le chef de l’Église catholique à Kinshasa s’est dit profondément préoccupé par un « spectacle désolant » qui perdure depuis 2019 dans une province parmi les plus touchées par les conflits armés. Il a insisté sur l’urgence d’une réponse humanitaire et sécuritaire coordonnée.
Le cardinal a également plaidé pour des actions concrètes visant à restaurer la dignité des victimes, soulignant que vivre dans de telles conditions au sein de son propre pays constitue une atteinte grave aux droits humains fondamentaux.
Cette sortie médiatique du cardinal Ambongo remet en lumière l’ampleur de la crise humanitaire en Ituri et la lenteur des réponses structurelles. Au-delà de l’émotion, elle accentue la pression sur les autorités nationales et les partenaires internationaux, appelés à dépasser les déclarations d’intention pour engager des actions durables.
La persistance de ces conditions de vie précaires interroge sur l’efficacité des mécanismes de protection des civils et sur la capacité de l’État à restaurer durablement la sécurité dans cette région stratégique.
La redaction
