
Lundi 14 septembre 2026, sous un soleil particulièrement accablant, S.E. Muhindo Nzangi Butondo, Ministre d’État, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, a choisi le terrain plutôt que les bureaux de Kinshasa. À 90 kilomètres de Kisangani, le Ministre d’État descend au cœur d’un village enclavé pour porter la « revanche du sol » et promouvoir les cultures pérennes.
Direction Yatolema, un village situé à environ 90 kilomètres de Kisangani, dans le territoire d’Opala, au cœur de la province de la Tshopo.
Ici, l’agriculture fait vivre les familles, mais les difficultés d’accès et surtout d’évacuation des productions restent une réalité quotidienne. Les routes difficiles rendent parfois le parcours du producteur jusqu’au marché aussi compliqué que la production elle-même.
Pour atteindre Yatolema, il a fallu affronter une route particulièrement difficile, dans une zone où les véhicules accèdent rarement. À son arrivée, la population s’est fortement mobilisée pour accueillir le Ministre d’État. Pour les habitants, voir pour la première fois un membre du Gouvernement atteindre cette partie enclavée du territoire constitue un signal fort : même les villages les plus éloignés doivent être pris en compte dans l’action publique.
NOURRIR LES CONGOLAIS : UNE MISSION, MAIS AUSSI UNE URGENCE
Face à la population, MUHINDO NZANGI a rappelé la mission qui lui a été confiée par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo : contribuer à nourrir les Congolais et renforcer durablement la sécurité alimentaire du pays.
Le Ministre d’État a également insisté sur le poids du monde rural dans la société congolaise. Selon lui, environ 70 % de la population vit dans les milieux ruraux. Cette réalité appelle, à ses yeux, un changement de perspective.
Un village ne doit pas seulement être un endroit où l’on cultive pour se nourrir. Il doit pouvoir devenir un espace de production, de revenus, d’emplois et de création de richesse. À Yatolema, le message est donc clair : faire du champ une véritable économie rurale.
CULTURES PÉRENNES : MUHINDO NZANGI MET LE CACAO AU PREMIER PLAN
C’est dans cette logique que le Ministre d’État a placé la promotion des cultures pérennes au cœur de son passage à Yatolema. Le cacao occupe une place particulière dans cette stratégie.
Devant les producteurs, Muhindo Nzangi a lui-même procédé à la plantation de cacaoyers et de bananiers. Un geste à la fois symbolique et pratique, qui traduit une volonté : encourager les communautés à investir dans des cultures susceptibles de produire durablement des revenus.
Le Ministre prêche ainsi par l’exemple.

Planter un cacaoyer aujourd’hui, c’est penser à la récolte de demain. C’est aussi envisager une agriculture qui ne se limite plus à la subsistance, mais qui s’inscrit dans une véritable chaîne de valeur.
Pour le cacao, l’ambition est d’aller plus loin que la simple distribution de plantules. Il faut également penser aux acheteurs, à la commercialisation et à l’accès aux marchés.
Le Ministre d’État a notamment évoqué la nécessité de faire venir les grands acheteurs de cacao à Kisangani, afin de rapprocher les producteurs des débouchés commerciaux. Produire, c’est une première victoire. Pouvoir vendre sa production en est une deuxième.
LE VRAI DÉFI : ÉVACUER CE QUI EST PRODUIT
À Yatolema, une difficulté demeure cependant incontournable : l’évacuation des produits agricoles. Que faire lorsque le paysan produit, mais que les routes ne permettent pas d’acheminer facilement sa récolte vers les marchés ? C’est l’une des équations auxquelles sont confrontées les communautés rurales de la Tshopo. La transformation agricole ne peut donc pas être pensée uniquement à partir du champ. Elle doit intégrer toute la chaîne : production, transformation, stockage, transport, commercialisation et accès aux marchés. C’est cette logique qui permettra progressivement de transformer le potentiel agricole de territoires comme Opala en véritable moteur économique.

La visite de Muhindo Nzangi à Yatolema dépasse ainsi le simple cadre d’une descente sur le terrain. Elle traduit une volonté de rapprocher l’action publique de ceux qui produisent réellement la nourriture consommée par la population. Le développement agricole de la RDC ne se construira pas uniquement dans les bureaux de Kinshasa ou dans les grands centres urbains. Il se construira aussi à Yatolema, à Opala, dans les villages où les agriculteurs travaillent chaque jour malgré les difficultés.
En venant jusqu’ici, le Ministre d’État MUHINDO NZANGI adresse également un message aux communautés rurales : aucun village agricole n’est trop éloigné pour être considéré. Et en mettant l’accent sur les cultures pérennes, il invite les producteurs à regarder au-delà de la récolte immédiate. Le cacao et le bananier deviennent ainsi les symboles d’une agriculture qui veut nourrir aujourd’hui, créer des revenus demain et construire une économie rurale durable.
À Yatolema, la « revanche du sol sur le sous-sol » ne reste donc pas un slogan.
La Cloche AGENCY RDC
