
Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, veut recentrer les projets agricoles financés par l’État et ses partenaires sur les priorités réelles de la République démocratique du Congo.
C’est le principal message ressorti de trois jours de travaux organisés à Bibwa autour de l’efficacité et de la cohérence des interventions dans le secteur agricole.
Pour le ministre d’État, l’enjeu n’est plus de multiplier les projets, mais de s’assurer que chaque initiative produise des résultats mesurables au bénéfice des agriculteurs et de la population.
Cette orientation s’inscrit dans la vision du chef de l’État, portée par le concept de « revanche du sol sur le sous-sol », qui place l’agriculture au cœur de la transformation économique du pays.
Produire davantage pour réduire la dépendance alimentaire
Le Gouvernement entend notamment renforcer la production du maïs, du riz, du haricot et du manioc, tout en redynamisant certaines cultures de rente telles que le cacao, le café et le sésame.
Pour Muhindo Nzangi, ces objectifs ne doivent toutefois pas rester au stade des programmes et des projections. Ils doivent se traduire par davantage de production dans les champs, une meilleure disponibilité des denrées et, à terme, une amélioration de l’autosuffisance alimentaire.
Une nouvelle approche des partenariats
Le ministre a également insisté sur la nécessité pour son administration de définir clairement ses priorités avant l’intervention des partenaires.
L’objectif est d’éviter la dispersion des ressources et la duplication des initiatives autour des mêmes problématiques. Les partenaires sont appelés à accompagner la politique agricole nationale plutôt qu’à définir eux-mêmes les orientations du ministère.
Toute la chaîne agricole à renforcer
La stratégie défendue à Bibwa dépasse la seule question de la distribution des semences. Elle doit couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur : accès aux intrants, mécanisation, production, stockage, transformation et commercialisation.
Cette approche vise à permettre au producteur congolais non seulement de cultiver, mais aussi de conserver, transformer et écouler sa production dans de meilleures conditions.
À l’approche de la campagne agricole 2026, le message de Bibwa apparaît ainsi comme un appel à davantage de coordination, de responsabilité et d’évaluation. L’efficacité d’un projet agricole ne devrait désormais plus se mesurer au nombre d’activités réalisées, mais aux changements effectivement observés dans les champs et dans la vie des producteurs.
Avec la Cellule de Communication — MINETAT AGRISA
