
Le caucus des députés nationaux médecins de l’Assemblée nationale, conduit par le député national élu du territoire de Watsa, Dr Jean-Marc Mambidi Koloboro, a élevé la voix après l’agression de plusieurs médecins devant l’immeuble du Gouvernement. Réuni ce jeudi au Palais du Peuple, le caucus a reçu une délégation du Conseil urbain de l’Ordre des médecins de Kinshasa afin d’évaluer la situation et de définir une réponse institutionnelle face à ces actes de violence.
Conduite par son vice-président, Dr Patrick Mayi, la délégation a retracé les circonstances des incidents ayant ciblé des professionnels de santé. Les échanges ont permis aux députés médecins de recueillir les témoignages des représentants de l’Ordre des médecins et de réaffirmer leur solidarité envers les victimes, tout en condamnant fermement ces violences.
Au terme de la rencontre, le caucus a adopté une position sans équivoque. Sous la coordination du Dr Jean-Marc Mambidi Koloboro, les élus ont exigé l’ouverture d’une enquête rigoureuse afin d’identifier les auteurs matériels et les éventuels commanditaires de ces agressions. Ils ont insisté sur la nécessité de voir les responsables répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes, estimant que l’impunité porterait gravement atteinte à l’autorité de l’État et à la sécurité des prestataires de soins.
Les discussions ont également mis en lumière les difficultés structurelles auxquelles fait face le personnel médical.
Les représentants du Conseil urbain de l’Ordre des médecins ont renouvelé leur appel au Gouvernement pour une amélioration substantielle des conditions de travail, de la rémunération et de la protection des médecins, afin de leur permettre d’exercer leur mission dans un environnement sécurisé et digne.
Pour le caucus des députés nationaux médecins, la résolution de cette crise ne peut se limiter à des poursuites judiciaires. Elle passe également par des réformes capables de restaurer la confiance entre les pouvoirs publics et les professionnels de santé, dans un contexte où la stabilité du système sanitaire demeure un enjeu majeur pour la protection de la population. Une réponse rapide et crédible des autorités apparaît désormais indispensable pour préserver l’autorité de l’État, garantir la sécurité des soignants et assurer la continuité des services de santé.
Gloire Vyavu
