
À l’occasion de la Journée nationale de l’enseignement célébrée le 30 avril, le chef d’établissement du Groupe scolaire Saint Geoffrey à Durba (Haut-Uele 2), Manala Mosh Bienvenue, a appelé à une meilleure reconnaissance du rôle des enseignants, tant par l’État que par les parents.
Intervenant dans un contexte éducatif marqué par de nombreux défis, ce responsable scolaire a rejeté l’idée d’un recul du système éducatif local, saluant plutôt la résilience des enseignants. Il a souligné que ces derniers continuent de se battre malgré des conditions de travail difficiles, souvent situés « au bas de l’échelle ».
« Nous ne pouvons pas dire que l’enseignement recule à Durba. Les enseignants sont en train de se battre. L’enseignant devrait être valorisé par l’État et par les parents », a déclaré Manala Mosh Bienvenue.
Pour lui, l’amélioration de la qualité de l’enseignement passe également par l’implication active des parents, en particulier dans les écoles privées où leur soutien reste déterminant.
Il insiste sur la nécessité d’un partenariat renforcé entre familles et éducateurs pour garantir un encadrement efficace des élèves.
Dans cette dynamique, il exhorte les parents à accompagner les enseignants non seulement financièrement, mais aussi moralement, afin de créer un environnement propice à l’apprentissage et au développement des enfants.
Ce plaidoyer met en lumière un enjeu central du système éducatif congolais : la valorisation de l’enseignant comme pilier du développement. Sans une reconnaissance réelle, tant institutionnelle que sociale, les efforts individuels risquent de s’essouffler. L’avenir de l’éducation à Durba, comme ailleurs, dépendra donc de la capacité des acteurs — État, parents et écoles — à construire une responsabilité partagée autour de l’encadrement des apprenants.
Gloire Vyavu depuis Durba
