
La crise sécuritaire prend une ampleur inquiétante dans le territoire de Watsa, en Haut-Uélé, où des milliers de civils fuient les violences attribuées aux rebelles ADF-NALU. Plus de 1 500 ménages déplacés, des élèves privés d’école et plusieurs familles sans assistance vivent actuellement dans des conditions précaires autour de Mungbere, principal point de refuge des populations affectées.
Face à cette situation alarmante, le député national Jean Marc Mambidi Koloboro a lancé un appel urgent à la solidarité et à l’intervention humanitaire. L’élu affirme suivre de près l’évolution de la crise à travers des consultations avec les autorités coutumières, les acteurs de la société civile et les responsables locaux afin d’évaluer les besoins réels des déplacés.
Selon l’élu de Watsa, les incursions répétées des ADF, groupe armé affilié à l’État islamique, ont provoqué depuis janvier 2026 un déplacement massif des habitants dans plusieurs chefferies, notamment Ateru, Kebo et Andobi. Les villages situés sur l’axe Dingbo–Apodo figurent parmi les plus touchés, avec des familles contraintes d’abandonner leurs habitations pour trouver refuge à Mungbere.
Environ 1 500 ménages seraient actuellement sans abri, tandis que plus de 200 élèves déplacés ont vu leur parcours scolaire interrompu. Une nouvelle vague de déplacés a également été enregistrée après des affrontements entre les FARDC et les assaillants dans la zone de Suka na Mboka.
« Toutes ces personnes déplacées manquent cruellement de nourriture, de médicaments, d’eau potable et d’abris. Nous devons unir nos efforts pour sauver ces familles en détresse », a déclaré le député national Jean Marc Mambidi Koloboro.
Malgré le déploiement renforcé des FARDC dans la région pour sécuriser les populations, les besoins humanitaires restent immenses. Des cas de décès commencent déjà à être signalés parmi les déplacés, conséquence directe des conditions de vie extrêmement difficiles.
À travers ses démarches auprès des autorités locales, des chefs coutumiers et des acteurs humanitaires, Jean Marc Mambidi Koloboro démontre une implication active dans la défense des intérêts de ses administrés. Son plaidoyer traduit une volonté de placer la crise humanitaire de Watsa au centre des préoccupations nationales et de mobiliser des réponses concrètes face à une menace sécuritaire qui continue de fragiliser les communautés locales.
Gloire Vyavu depuis Durba
