
Réunis jeudi à l’Hôtel de Ville, ils ont signé un acte d’engagement à l’issue d’une séance consacrée à la communication des risques et à l’engagement communautaire.
Organisée par le Comité de Pilotage COPI-RDC et le Forum Humanitaire, en collaboration avec la Zone de Santé d’Oicha et avec l’appui d’Oxfam, cette rencontre a réuni les responsables locaux autour de l’autorité urbaine et des acteurs communautaires.
Dans leur acte d’engagement, les chefs de base promettent notamment d’intensifier la sensibilisation de proximité sur les mesures préventives, de relayer fidèlement les informations sanitaires, de surveiller les mouvements des visiteurs et d’alerter rapidement les services compétents face à tout cas suspect.
Ils s’engagent également à accompagner l’organisation des enterrements dignes et sécurisés (EDS), à contribuer à la protection des infrastructures et équipes de riposte et à identifier les zones ainsi que les groupes particulièrement exposés aux risques.
Les participants ont, par ailleurs, formulé plusieurs recommandations aux autorités, partenaires et responsables sanitaires.
Ils demandent notamment la mise aux normes des Centres de Traitement et de Transit de l’HGR d’Oicha, le renforcement des formations communautaires, la mise en place d’un numéro vert pour les alertes, l’installation de dispositifs de lavage des mains dans les lieux publics et la gratuité des soins afin de favoriser le recours aux structures sanitaires.
La session a été animée par Kule Kyusa, infirmier superviseur chargé des soins préventifs, Richard Maha, agent communautaire à la Zone de Santé d’Oicha, et Richard Kirimba, de COPI-RDC. Le maire adjoint, Kahindo Kalumba Emmanuel, a ouvert et clôturé les travaux.
Face à Ebola, l’efficacité de la riposte dépend aussi de la capacité des communautés à détecter, signaler et prévenir les risques. L’implication formalisée des chefs de base constitue ainsi un maillon important pour rapprocher la réponse sanitaire de la population et favoriser une vigilance collective durable.
Moise Madusu
